L’eau était d’une transparence de cristal et des reflets roses veinaient l’azur. La Tournette glissait vers la coupe enchantée et le ciel de pervenche se mirait dans l’immense vasque.

Jamais le ciel n’avait été aussi beau. Un recueillement infini descendait sur lui, l’immobilisait dans une pose d’une grâce suprême, effleurait une caresse diaphane sur l’eau éblouissante.

L’éternelle Beauté de Platon « incréée et impérissable », venait de se poser sur la prairie liquide et le lac s’illuminait à ce contact.

Une naïade chanta.

 

Oscar David, extrait du roman « La sorcière du lac », Ed. à Paris chez Le rouge et le noir, 1930

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 31/10/2008