CAFARD

 

Au docteur E. Rougeux

 

L’hiver est long sur ces bords trop humides ;

Je le pressens funeste à mes poumons…

Adieu brouillards, verglas, sinistres monts,

Rhumes sans fin ! adieu soleils timides !

Ce beau séjour me devient un fardeau ;

Puisqu’il est temps je vais changer de route

Et l’an prochain ne me verra sans doute

Près de ce lac rimer les pieds dans l’eau.

 

Maurice Clavel, in Le lac d’Annecy, Ed. à Annecy, Imp. F. Abry, 1936. Poème rédigé en janvier 1935.

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 25/07/2009