Voeu d'inhumation - Poème de Nyace O'Bill

VOEU D'INHUMATION


Si ce n'est à Veyrier, c'est ici que mes os,

C’est ici, beau jardin des amours et des plantes,

C’est ici que mes os, sous tes ombres parlantes

Aimeraient à jouir de l’éternel repos !..

Mais si mon âme à Dieu si tôt doit s’aller rendre,

Trop chétif est mon corps pour en jeter la cendre

Au sol que le génie a cent fois consacré :

Soit que la mort retarde ou qu’elle soit prochaine,

J’ai l’espoir consolant de me voir enterré

Près des flots que le Thioux* aux eaux du Fier enchaîne,

Ou, sinon, sur les bords de ce divin Léman

Où mon premier amour est déjà grand’maman.

 

Nyace O’Bill, in La Veilleuse, petit poème archidélirique, Ed. à Annecy chez J. Dépollier, 1870

* orthographe du texte d'origine

Commentaires (1)

1. arielle 02/02/2008

un ami me disait à peu près la même chose en novembre dernier. Malade, il me demandait d'éparpiller ses cendre sur le pont rose, à l'embouchure de la canche dans le pas de calais.
bonne soirée
arielle

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