Annecy - Poème de Léon Vibert

ANNECY

 

Impressions d’été,

 

L’air est plein de vapeur et d’électricité,

Sous un souffle léger, le lac d’azur frissonne ;

Emergeant du brouillard ténu qui l’environne,

Le château féodal surgit de la Cité.

 

Vestige d’un passé solennel et tragique,

Le fier manoir des anciens comtes de Nemours

Revit pour un instant sa gloire et ses amours

Et semble s’arracher au sommeil léthargique.

 

La Tournette dessine au brumeux horizon,

Près du Veyrier massif sa silhouette grise…

Un rameur sur le lac fredonne une chanson.

 

Le voyageur ému s’assied sous le cytise

D’une « villa tranquille », il sent avec langueur,

La volupté de vivre éclore dans son cœur…

 

 

Léon Vibert, in Epaves, quelques vers pour quelques amis, Ed. à Annecy, Imp. Hérisson Frères, 1910

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